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Le Niger
Grand comme 2 fois la France, ce pays est totalement enclavé dans l’Afrique de l’Ouest. Il a 7 pays voisins :
l’Algérie,
la Libye,
le Tchad,
le Nigeria,
le Bénin,
le Burkina Faso,
le Mali.
La situation géographique du Niger fait de lui un carrefour d’échanges entre l’Afrique du Nord et l’Afrique au Sud du Sahara. Situé en Afrique Occidentale entre les parallèles 11°37 et 23°33 de latitude nord d’une part, et les méridiens 16° de longitude est et 0°10 de longitude ouest d’autre part, le Niger s’étend sur 1 265 640 km². Il est le plus vaste des pays de l’Afrique.
Population : 12 000 000 hab. Superficie : 1 267 000 km² Religion : 90% Musulmane Monnaie : le CFA (1€ = 655 CFA) Espérance de vie : 47 ans Analphabétisme : 80% (surtout les femmes)
Deux pôles ethniques forment les trois quarts de la population nigérienne : les Haoussas et les Djermas-songhaïs. Les différentes ethnies sont : les Haoussas, établis entre le Dallol Maouri et Zinder qui vivent dans le centre et l’est du pays avec une aire culturelle largement étendue au Nigéria ; les Djermas et Songhaïs qui occupent l’ouest du pays ; ils incluent les Wogos et les Kourteïs ; les Touaregs, Toubous et Arabes au nord et nord-est (800 000) ; les Kanuris et les Boudoumas dans l’extrême est ; les Peuls disséminés sur tout le territoire.
Economie L’agriculture et l’élevage sont les principales activités économiques du Niger. On y cultive la cacahuète, la canne à sucre, le coton, le mil, le sorgho, le manioc et le riz.
Le cheptel comprend des bovins, des ovins, des caprins, des camélidés et des équidés. Dans le Niger et le lac Tchad, on pratique la pêche qui est réservée à la consommation locale.
L’uranium, la ressource minière la plus importante, mais on extrait également du charbon, de l’or, du sel et du natron. On a découvert également des poches de pétrole.
L’industrie se limite à la production de ciment, d’huile d’arachide et au raffinage du sucre.
L’ensemble de la production électrique est d’origine thermique.
Les Touaregs de l’Aïr
Lire la Lettre écrite par 3 Touaregs de l’Aïr
>>> Découvrir l’histoire de Mano Dayak : défenseur du peuple Touareg
Je suis partie seule à la rencontre du Peuple Touareg que j’ai connu il y a 20 ans. Ce peuple très attachant rencontre une grave crise consécutive à plusieurs saisons de sécheresse, et aux invasions acridiennes. Les Touaregs deviennent de plus en plus sédentaires par obligation avec la désertification et le problème de la malnutrition. Ce n’est plus le peuple mythique d’autrefois, hélas ! Touaregs un peuple en danger, entre incertitudes et espoir. Les Touaregs sont le seul peuple musulman ou les hommes portent le voile alors que les femmes gardent le visage découvert.
"AMAN IMAN" : l’eau c’est la vie !
"L’association aimerait, si moyens existants, faire venir lors de nos conférences, un jeune touareg de l’Aïr, "Seghidi" (chauffeur dans le désert du Ténéré), qui vous parlera de son peuple et des difficultés qu’il rencontre en ce moment avec l’exil et la rébellion. Nous recherchons des sponsors et fonds financiers ainsi que des musiciens, pour la création d’un Cd en faveur du peuple Touareg. Merci de votre générosité à leur égard."
L’histoire récente des Touaregs, comme celle de la plupart des peuples du tiers-monde, a été marquée par le contact avec l’homme européen. La colonisation est, en effet, le phénomène majeur de ce siècle qui a orienté le destin du peuple touareg vers ce qu’il est aujourd’hui.
Avant la colonisation, les Touaregs jouissaient d’un pouvoir politique et économique au Sahara et en Afrique Occidentale. Cette influence se traduisait notamment par le contrôle du commerce caravanier. Les liens avec les autres communautés ethniques se caractérisaient par une complémentarité entre pasteurs et cultivateurs. Les différents peuples s’estimaient, malgré les rivalités et les impulsions guerrières qui les animaient tous.
Le colonialisme a mené une politique qui a contribué, d’une part, à la détérioration des relations interethniques et, d’autre part, à la désagrégation des confédérations touarègues pour créer de multiples chefferies artificielles plus faciles à contrôler.
Au moment des indépendances, les Touaregs ne réalisèrent pas la portée des changements qu’ils venaient de subir. Le pays touareg se trouva ainsi morcelé et traversé par des frontières absurdes qui correspondaient uniquement, à l’époque, aux limites de compétences des différents officiers de l’administration coloniale.
Depuis les indépendances, les différents gouvernements qui se sont succédé au Mali et au Niger ont marginalisé ce peuple quand ils n’ont pas cherché, sciemment, à l’effacer.
La résistance...
Les Touaregs vivent ces politiques comme une discrimination ethnique et les ressentent parfois comme des tentatives de génocide. Les régions touarègues se sont vu refuser tout espoir de développement économique et d’épanouissement culturel.
Un climat de contestation / répression s’est instauré sans aucune volonté politique, de la part des autorités nigériennes et maliennes, de traiter cette situation par le dialogue.
Ces graves problèmes d’ordre politique s’ajoutent aux sécheresses dramatiques (1973, 1984) qui frappent régulièrement ces régions. Ces aléas climatiques ont fini par saper les bases traditionnelles de l’économie touarègue en décimant la presque totalité du cheptel. La grande sécheresse de 1973 a été utilisée comme arme pour en finir avec les Touaregs de façon définitive par les pouvoirs centraux : puits et vivres empoisonnés, aides internationales détournées, populations déplacées.
Cela a conduit beaucoup de Touaregs à se sédentariser ou à s’établir, non sans problèmes, autour des centres urbains, voire à s’exiler. Ainsi plusieurs centaines de milliers de Touaregs nigériens et maliens ont fui vers la Libye et l’Algérie. [source : temoust.org]
