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Il etait une fois Mano Dayak
Mano Dayak est un Touareg originaire de l’Aïr, en bordure du Ténéré. Il a été à l’initiative de la liberté du peuple Touareg.
Il a fait des études brillantes dans son pays et aux USA ainsi qu’en France. Il a créé une agence de voyages à Agadez, c’est à cette époque qu’il a rencontré Thierry Sabine, organisateur du Paris Dakar et l’a aidé à tracer les étapes.
Mais Mano Dayak reste un homme du désert, déchiré par les souffrances de son peuple, il s’est engagé politiquement pour défendre "les Touaregs". Il a été un des grands artisans de la paix au Niger.
Le destin fascinant de cet homme a été brisé par cet accident d’avion en décembre 1995, il avait deux fils, il est mort à 46 ans.
Mano a écrit ce livre : "Je suis né avec du sable dans les yeux".
Il a écrit : " Ma mère me disait, Mano le miel se cache sous ta langue, mais ne quitte jamais le désert, car le désert purifie l’âme. Loin de lui, tu es sourd et aveugle."
Mano dit : "je ne savais pas qu’un autre monde existait, comment aurait-il pu exister alors que juste derrière nos tentes, c’était le sable, la soif et le néant ? Quand du haut de mon rocher je regarde ce désert qui vu voyager mon père, et avant lui le père de mon père et tous les pères de mes frères Touaregs, je sais que c’est de lui que nous tirerons la force et la sagesse nécessaires à la construction du monde dont nous rêvons pour nos familles et pour nos enfants."
"Le désert ne se raconte pas il se vit" (Mano Dayak)
"Qu’est-ce qu’un homme peu désirer de plus lorsqu’il a le privilège de s’endormir chaque soir sous un ciel protecteur, un ciel semé de plusieurs millions d’étoiles, qui se sont allumées pour illuminer ses rêves ?"
"Le désert, c’est pour nous nomades, une passion profonde et absolue, des images que même la mort ne peut avoir le droit de nous enlever un jour. Le désert semble éternel à celui qui l’habite et il offre cette éternité à l’homme qui saura s’y attacher."
C’est pour cela qu’il faut absolument préserver leur identité, faire en sorte de les aider à rester libre dans leur désert avec leurs dromadaires et de préserver leur cultures et traditions. Le Touareg ne vie pas heureux sédentaire, sa vie est dans le désert avec ses animaux, chèvres, chamelles et sa famille "LIBRE" ! Il connait tout du désert, les points d’eau, les herbes qui coupent la soif, les propriétés des plantes... Le rêve de ces jeunes chauffeurs Touaregs c’est de pouvoir acheter un 4x4 et de guider les touristes dans leur désert qu’ils aiment tant. Mais hélas, avec la mondialisation et l’uranium cela ne devient plus possible !!! Maintenant, ils ont du par obligation se sédentariser à Agadez ou dans d’autres villes, mais ils ne sont pas heureux ! Je les connais bien, j’ai vécu avec eux, c’est un peuple très attachant et qui se sentent vraiment exclus dans leur propre pays "le Niger". Nous avons beaucoup à apprendre de ces hommes, qui méritent notre respect. Anne Richard.